L’heure des grands projets a sonné. Au terme de l’appel à candidature, les trois cabinets d’architectes retenus pour le complexe du Tahiti Mahana Beach, le groupe français AS Architecture Studio, le groupe chinois Forebase et le groupe américano-hawaiien Group70 International ont remis chacun le 30 juin dernier leur projet à TNAD qui s’est vu confier le pilotage de cet ambitieux projet. Le jury aura la lourde tâche de départager les trois cabinets qui vont projeter la Polynésie française dans son futur touristique et redonner à son économie la locomotive nécessaire à sa relance.
L’heure des grands projets a sonné. Au terme de l’appel à candidature, les trois cabinets d’architectes retenus pour le complexe du Tahiti Mahana Beach, le groupe français AS Architecture Studio, le groupe chinois Forebase et le groupe américano-hawaiien Group70 International ont remis chacun le 30 juin dernier leur projet à TNAD qui s’est vu confier le pilotage de cet ambitieux projet. Le jury aura la lourde tâche de départager les trois cabinets qui vont projeter la Polynésie française dans son futur touristique et redonner à son économie la locomotive nécessaire à sa relance. Les styles sont différents, moderne ou plus traditionnel, néanmoins chacun intègre les contraintes de l’espace et les demandes du pays en terme d’aménagement et de services. Couplé au projet touristique d’Atimaono qui est aussi à l’étude, à celui plus avancé de la ferme aquacole de Hao dont la construction va débuter en octobre, ou du projet de Xisha Noni qui entre dans le concret en décembre, ils vont chacun à leur manière booster notre économie et apporter aux entreprises locales jusque dans les archipels la bouffée d’oxygène tant attendue. Ils vont créer les milliers d’emplois directs et induits dont nous avons impérieusement besoin pour relancer notre économie et repositionner la Polynésie française sur la carte du tourisme mondial. Au fil des années, nous n’avons cessé de reculer au profit de destinations qui ont su affronter les défis du développement en se donnant les outils adaptés à la mondialisation : réduction du coût du travail, diminution du coût de la vie, incitations à l’investissements. Ne soyons pas dupe, si notre destination reste unique au monde les investisseurs ne s’y bousculent pas. Désormais Fiji, Maurice, les Seychelles ou les Maldives ont dépassé la Polynésie française et de loin. Pendant que nous sombrions, ils ont pris l’avantage. Soyons lucide, tirons les leçons qui s’imposent et osons prendre les mesures parfois courageuses que nécessite la reconquête de nos atouts. Les grands projets, et le plus emblématique d’entre eux comme le Tahiti Mahana Beach, portent cette ambition majeure seule à même de nous sortir d’affaire. Comme le disait le Président Gaston FLOSSE devant les partenaires patronaux et syndicaux lors de la récente commission tripartite : « ensemble nous réussirons ou ensemble nous échouerons. Il n’y aura qu’un seul gagnant, ou un seul perdant : notre pays ! »
La visite officielle de trois jours de Victorin Lurel marque une étape importante dans les relations entre le gouvernement polynésien et l’Etat. Les relations, longtemps mises à mal par le dogmatisme du précédent gouvernement et l’absence totale de volonté de redressement, ont désormais pris un tour nouveau. Le dialogue est cordial et sincère, la confiance est très clairement de retour. La méfiance s’estompe et chacun, dans un pragmatisme de bon aloi, a apprit a connaître et a apprécier son partenaire, de sorte que les relations entre l’Etat et le Pays ne souffrent plus d’aucune ombre, si ce n’est celle imposée par des restrictions budgétaires qui collent aux besoins du moment, de part et d’autre d’ailleurs, comme la plume à la poix ! L’Etat a pu mesurer, et il l’a souligné à maintes reprises d’ailleurs, les efforts engagés par la Polynésie française pour son redressement. La dernière notation de Standard and Poor’s, publiée début novembre 2013, intègre de manière très appuyée cette perspective désormais positive pour notre pays, en attendant le relèvement de la note pour l’année prochaine. L’Etat a enfin retrouvé un partenaire avec lequel dialoguer en bonne intelligence, conscient qu’il ne peut, ni ne veut d’ailleurs, abandonner la Polynésie française. Les propos du Ministre des Outre-mer Victorin Lurel à son arrivée sont donc sans ambiguïté aucune : l’Etat accompagnera la Polynésie française dans ses efforts de redressement. L’avance de trésorerie attendue a été actée, même si certains points liés aux modalités de sa mise en oeuvre et de son remboursement restent encore à ajuster. Deux conventions ont été signées, l’une concernant la prolongation d’un an du contrat de projet, l’autre assouplissant les conditions de mise en ouvre du troisième instrument financier pour le rendre plus performant. Le logement social sera le grand gagnant de cette volonté commune, de cette entente Etat/Pays que le Ministre des Outre-mer a lui-même qualifié de « partenariat rénové ». La mission de l’IGAS est à présent imminente, elle conditionnera le retour de l’Etat au financement de la Protection sociale généralisée. La confiance est le corollaire de la croissance. C’est le signe attendu d’une reprise orchestrée et voulue, qui verra sa concrétisation début 2014 et qui mettra un terme aux années sombres.
Du 3e Polynésian Leaders Group à Auckland, au 44e Forum du Pacifique Sud, la semaine du Président Gaston Flosse aura été résolument internationale et océanienne. Elu président du PLG à Auckland à l’unanimité des chefs d’Etat et de Gouvernement de la région, au nombre de 8 au sein de cette instance, le Président Gaston Flosse est donc parti conforté au 44e Forum du Pacifique Sud aux îles Marshall où il est allé porter haute et fort la voix de la Polynésie française. Le Président est avant tout allé faire une mise au point : d’une part rappeler à nos amis du Pacifique que les électeurs ont porté une large majorité autonomiste au pouvoir en mai dernier, et que la réinscription de la Polynésie française sur la liste des pays à décoloniser relève d’une usurpation de pouvoir, d’un mensonge, le Président Temaru, n’ayant reçu aucun mandat de la population pour se faire.
Fort de la résolution adoptée à une écrasante majorité des élus (46 voix sur 57), le Président a rappelé aux leaders du Pacifique qu’ils ont été trompés. Il leur a souligné le souhait clairement exprimé par une grande majorité des électeurs qui ont désavoué la démarche de Monsieur Temaru au dernier scrutin : « l’Assemblée de la Polynésie Française rappelle le droit de la Polynésie Française à vivre dans le cadre statutaire qu’elle à choisi ; c’est à dire celui de l’Autonomie dans la République française. Elle demande à tous les Pays du Pacifique de prendre acte de son choix. Je ne souhaite pas utiliser cette tribune au delà de cette mise au point nécessaire ». En présence des médias locaux et régionaux présents sur place, le Président a expliqué qu’il n’est pas opposé à un scrutin d’autodétermination, mais comme il l’a déjà indiqué, uniquement s’il est organisé par la France, après des discussions entre la France et la Polynésie française ; c’est une affaire franco-française, a t-il précisé, soulignant que si le scrutin était organisé par l’ONU, son parti boycotterait le scrutin.
Ces rencontres vont bien au-delà, car elles scellent le retour sur la scène internationale du Président Gaston Flosse et de la Polynésie autonomiste au sein de la République, et font ressortir le regard amical que portent sur cette démarche les leaders de la région respectueux du choix des Polynésiens, comme la souligné le Premier Ministre des Cook, Henry Puna, ou encore le Premier Ministre des Samoa, qui a apporté un soutien public au Forum à la démarche du Président Flosse. Le réchauffement climatique est au coeur des préoccupations du Forum, et là aussi le Président a porté la résolution de l’assemblée, faisant preuve une fois de plus d’initiative. La Polynésie française a proposé la création d’un fonds d’aide pour les populations qui seront victimes de la montée des eaux, tout comme il a fait savoir que la Polynésie participera à l’accueil des populations qui pourraient être déplacées dans l’avenir. Pragmatique, diplomatique, doté d’une véritable vision océanienne s’inscrivant parfaitement dans le Pacific Way, le Président, ancien secrétaire d’Etat au Pacifique Sud, loin des polémiques inutiles, a montré au contraire qu’il avait toujours des amis et un sens élevé de la diplomatie, que la Polynésie était toujours présente, et que la fraternité océanienne n’est pas une question de statut, mais avant tout un d’état d’esprit. Il a su faire oublier Oscar Temaru. Le message est semble-t-il bien passé, et a été reçu 5 sur 5. Au PLG à Auckland, et à Majuro au Forum, cela semblait aller de soi.
YH
Avec le vote de la loi de pays sur le Contrat d’Accès à l’Emploi, celui de la loi de pays créant le Haut Conseil et celle instaurant la fonction de Médiateur, le Pays se dote de nouveaux outils essentiels à la mise en oeuvre de sa politique de redressement. Le contrat d’accès à l’emploi est la seconde étape qui vient prendre le relais du dispositif « a Tauturu Utuafare » mis en place dès l’arrivée du nouveau gouvernement pour répondre à la détresse des familles. Cette aide est conçue comme une mesure d’urgence. Elle ne saurait être permanente. L’idée est bien de permettre aux familles qui ont tout perdu avec la crise de retrouver un emploi. Dans un contexte de crise qui n’est pas favorable à l’embauche, il fallait donc encourager les entreprises, les communes et tous ceux qui sont en situation de créer des emplois mais qui n’en ont pas les moyens, d’amorcer la pompe et de les aider à transformer un emploi précaire en emploi durable. Tel est le but du CAE. Le Haut Conseil veillera désormais au plus près à la sécurité juridique de nos textes, récemment mis en lumière par l’annulation des deux lois de pays sur les retraites qui a entrainé un manque à gagner de l’ordre de 4 milliards à la CPS. Quant au Médiateur, il aura pour mission de réconcilier les administrés avec leurs administrations et de régler à chaque fois que possible, à l’amiable, des situations conflictuelles souvent larvées, permettant ainsi de renouer avec le dialogue là où il avait disparu, et de faire diminuer les tensions. Partout la machine se remet en marche et les différents ministères ne sont pas en reste, chacun dans leur secteur : Education, Santé, Agriculture, Ressources marines, Tourisme, Equipement, partout ça bouge, partout le terrain laissé vacant et en jachère depuis des années est réinvesti donnant du sens à l’action du gouvernement : la reconstruction est en marche. D’ici peu les mesures fiscales porteront leurs fruits et permettront au Pays d’enclencher la vitesse supérieure en termes d’investissements et de relance. La publication par l’IEOM du climat des affaires qui connaît une embellie perdue de vue depuis 6 ans est un indicateur de ce retour à la confiance des entreprises. Il indique simplement que nous sommes sur la bonne voie. On peut comprendre que cette dynamique positive ne soit pas du goût de tout le monde, en particulier de l’opposition. La perspective de la reprise signerait une réussite qui lui serait durablement fatale après l’échec aux dernières élections. Bien qu’elle s’en défende, l’opposition indépendantiste espère plus que tout que la majorité actuelle échoue, et elle s’emploie à multiplier les croche-pieds. C’est son intérêt, du moins le croit-elle. Pour l’heure, a contrario, c’est sur les décombres de son incurie que se reconstruit, au prix fort il est vrai, la Polynésie de demain, celle qui aura retrouvé confiance en elle et dans son avenir : la Polynésie gagnante.
