Avec le vote de la loi de pays sur le Contrat d’Accès à l’Emploi, celui de la loi de pays créant le Haut Conseil et celle instaurant la fonction de Médiateur, le Pays se dote de nouveaux outils essentiels à la mise en oeuvre de sa politique de redressement. Le contrat d’accès à l’emploi est la seconde étape qui vient prendre le relais du dispositif « a Tauturu Utuafare » mis en place dès l’arrivée du nouveau gouvernement pour répondre à la détresse des familles. Cette aide est conçue comme une mesure d’urgence. Elle ne saurait être permanente. L’idée est bien de permettre aux familles qui ont tout perdu avec la crise de retrouver un emploi. Dans un contexte de crise qui n’est pas favorable à l’embauche, il fallait donc encourager les entreprises, les communes et tous ceux qui sont en situation de créer des emplois mais qui n’en ont pas les moyens, d’amorcer la pompe et de les aider à transformer un emploi précaire en emploi durable. Tel est le but du CAE. Le Haut Conseil veillera désormais au plus près à la sécurité juridique de nos textes, récemment mis en lumière par l’annulation des deux lois de pays sur les retraites qui a entrainé un manque à gagner de l’ordre de 4 milliards à la CPS. Quant au Médiateur, il aura pour mission de réconcilier les administrés avec leurs administrations et de régler à chaque fois que possible, à l’amiable, des situations conflictuelles souvent larvées, permettant ainsi de renouer avec le dialogue là où il avait disparu, et de faire diminuer les tensions. Partout la machine se remet en marche et les différents ministères ne sont pas en reste, chacun dans leur secteur : Education, Santé, Agriculture, Ressources marines, Tourisme, Equipement, partout ça bouge, partout le terrain laissé vacant et en jachère depuis des années est réinvesti donnant du sens à l’action du gouvernement : la reconstruction est en marche. D’ici peu les mesures fiscales porteront leurs fruits et permettront au Pays d’enclencher la vitesse supérieure en termes d’investissements et de relance. La publication par l’IEOM du climat des affaires qui connaît une embellie perdue de vue depuis 6 ans est un indicateur de ce retour à la confiance des entreprises. Il indique simplement que nous sommes sur la bonne voie. On peut comprendre que cette dynamique positive ne soit pas du goût de tout le monde, en particulier de l’opposition. La perspective de la reprise signerait une réussite qui lui serait durablement fatale après l’échec aux dernières élections. Bien qu’elle s’en défende, l’opposition indépendantiste espère plus que tout que la majorité actuelle échoue, et elle s’emploie à multiplier les croche-pieds. C’est son intérêt, du moins le croit-elle. Pour l’heure, a contrario, c’est sur les décombres de son incurie que se reconstruit, au prix fort il est vrai, la Polynésie de demain, celle qui aura retrouvé confiance en elle et dans son avenir : la Polynésie gagnante.


