Ministère de la Solidarité

Le ministre de la Solidarité, de l’emploi et de la famille, chargé du RST, Manolita LY, souhaite apporter un démenti formel aux allégations mensongères par « le délégué » de la charte de Tahiti Nui 2015  lors de son passage au Journal Télévisé de mardi 29 juillet sur Polynésie Première.

 

Ce dernier affirme que la loi de Pays relative aux conditions d’admission au RST et au contrôle de leur respect vise « à chasser » les ressortissants du RST vers le RNS, en infligeant aux familles les plus fragiles un traitement intolérable dans notre Pays pour  soulever insidieusement l’indignation de la population contre le gouvernement.Ce procédé est indécent.

 

C’est non seulement faire semblant de ne pas comprendre l’objectif attendu dans la mise en œuvre de cette Loi de Pays, mais c’est dénaturer l’esprit qui en a animé l’élaboration avec le concours des techniciens de l’organisme de gestion de la CPS à l’œuvre depuis la mise en place de la PSG, de la direction de la DAS, au fait des difficultés pratiques de traitement des dossiers d’admission au RST, et des conseillers du cabinet du Ministre de la solidarité et de la Présidence.

 

Ce projet de Loi de Pays a pour ambition de protéger les droits aux prestations des plus démunis (allocations familiales, minimum vieillesse, allocations pour personnes âgées, allocations pour personnes handicapées) et de leur verser des aides sociales d’urgence et d’assistance compte tenu de leurs situations sociales précaires. Il a surtout pour vocation de garantir l’accès à la couverture maladiedes familles affiliées au RST, tout en assurant le paiement régulier des organismes et professionnels de santé.

 

En revanche, les personnes qui mettront en place des stratégies de contournement de la règlementation de façon délibérée pour bénéficier indûment de ces prestations, alors que leurs ressources les situent dans un régime où ils ont la possibilité de contribuer au maintien de la protection sociale généralisée, s’exposeront à des sanctions.

 

Face à la diminution de la ressource financière, s’assurer que seuls les véritables affiliés du RST puissent bénéficier de la solidarité collective, est une mesure de justice sociale.

 

Le ministre de la solidarité, de l’emploi et de la famille, chargé du RST s’interroge véritablement sur QUI PROTEGE QUOI ET QUI ?

 

Il dénonce la méthode utilisée par « le délégué » de la charte de Tahiti Nui 2015 pour manipuler l’opinion publique relayée par les élus de l’opposition, en s’octroyant la paternité et la bonne gestion de la protection sociale généralisée voire la méthode à employer pour la faire évoluer.   

 

S’attaquer également à la gestion des dépenses de l’assurance maladie qui est le poste le plus budgétivore du RST est bien entendu le premier chantier à réaliser dans le cadre des 3 régimes en concertation avec tous les acteurs du système sous la conduite du gouvernement. 

 

Dans ce contexte, le ministre de la solidarité de l’emploi et de la famille, chargé du RST salue l’esprit civique, le sens des responsabilités professionnelles, l’éthique et les efforts considérables déployés par le personnel engagé dans nos structures de soins et les professionnels libéraux confrontés depuis plusieurs mois à des retards de paiement pouvant remettre en cause leurs activités auprès de la population.  

 

Avant d’appeler à l’union sacrée de tous en diffusant Manifeste et autre Note d’information  pour instrumentaliser les partenaires sociaux et l’ensemble de la société, le ministre de la solidarité de l’emploi et de la famille, chargé du RST aurait apprécié de pouvoir recevoir  « le délégué » de la charte de Tahiti Nui 2015 pour l’entendre sur ses propositions et ses prévisions.

 

En particulier, il aurait été très intéressé par la stratégie pour résorber le déficit financier de 15 milliards porté par toute la collectivité suite à l’échec de la réforme TE AUTAEAERA’A.  

 

A ce propos « le délégué » de la charte Tahiti Nui 2015, devrait se rapprocher utilement des services financiers du Pays, pour se faire expliquer pourquoi, un franc des financements destinés au régime de solidarité logés au sein de l'enveloppe globale du FELP, ne peut être détourné à d'autres fins.