Ministère de la Solidarité

La Ministre de la Solidarité, de l’Emploi et de la Famille, Manolita LY, a présenté, mardi, les grandes lignes de la politique familiale en Polynésie, en présence du directeur du Fare Tama Hau, Daniel DUMONT, et ce à l’approche de la Journée internationale des Familles organisée le 15 mai, en Polynésie et dans le monde entier, depuis maintenant 20 ans.

 

Le thème retenu pour cette année est la promotion de la famille en tant qu’élément fondateur de la société, avec en particulier une parentalité partagée et respectueuse du bien-être et du devenir de l’enfant. C’est dans ce cadre que l’inauguration de la Maison de l’enfance, à Faa’a, est prévue ce jeudi, a indiqué Manolita LY. La Ministre entend mener une politique d’accompagnement des familles, forte, innovante et efficiente, pour tendre vers une plus grande cohésion sociale. Cette politique consiste notamment à améliorer les conditions matérielles d’existence, les relations intrafamiliales, les relations des familles avec les institutions, et à développer les dispositifs de soutien à la vie familiale.

 

La société polynésienne a connu des mutations importantes lors des dernières décennies, ces changements ont impacté les familles et apporté des modifications notamment dans les modes de vie et dans le rôle de chacun de ses membres. La famille d’aujourd’hui est confrontée à de nombreux défis et doit s’adapter aux évolutions de la société dans laquelle elle vit, a souligné Manolita LY. Parmi ces profondes mutations, figurent la baisse de la natalité, le travail des femmes, l’exode des îles éloignées vers Tahiti, la diminution du nombre de mariages, une certaine instabilité conjugale, la monoparentalité, la recomposition familiale, mais aussi l’isolement social du fait d’un accroissement de la précarité.

 

D’où l’importance d’un projet tel que celui de la Maison de l’enfance de Faa’a. L’accueil en structure des jeunes enfants ne doit plus être conçu seulement comme un mode de garde au service des parents : il s’agira avant tout de lieux d’éducation au service du développement des enfants, notamment les plus défavorisés, des lieux d’accueil à «haute qualité éducative » pouvant remédier aux inégalités scolaires et sociales précoces.

 

Ces structures vont ainsi permettre tout à la fois delutter contre les maltraitances infantiles, l’échec scolaire, les actes d’incivilité voire de délinquance, les conduites à risque et à terme les difficultés d’insertion socioprofessionnelles.

 

L’Etat et la Polynésie française se sont engagés, en juillet 2009, par le biais d’une convention de financement (montant total de 710 millions Fcfp, 66% à la charge de l’Etat, et 34% à la charge du Pays, lequel doit aussi assumer tous les frais de fonctionnement et d’investissement matériels), pour la création de 5 Maisons de l’enfance, 3 à Tahiti et 2 dans les îles. Toutefois, la succession des gouvernements, et leur absence de vision dans le domaine de la petite enfance, n’avaient pas permis jusqu’à présent la mise en route rapide de ce chantier dans son ensemble.

 

La gestion et la coordination de ces Maisons de l’Enfance a, en définitive, en décembre dernier, été confiée au Fare Tama Hau. Un budget de fonctionnement de 44 millions Fcfp a été adopté, la Direction de l’Equipement a été sollicitée pour effectuer quelques travaux de réfection avant l’ouverture de ces structures, et l’équipement en matériel pédagogique et d’éveil a été financé sur un fond de prévention de la Caisse de Prévoyance Sociale.

 

Le personnel de la Maison de l’enfance de Faa’a sera composé d’une éducatrice de jeunes enfants ou d’une éducatrice spécialisée et de deux agents sociaux titulaires d’un CAP « petite enfance ». La structure de Punaauia sera mise en route fin septembre, celle de Taravao, fin novembre, puis suivront au 1er trimestre 2015, celles de Taiohae puis Uturoa, a précisé Daniel DUMONT.

 

Présentation de la politique familiale

 

Dossier de presse: Journée internationale des familles et Maison de l'enfance à Faa'a