Ministère de la Santé
La conférence régionale pour une alimentation de qualité a officiellement débuté, jeudi matin, à l’hôtel Radisson Tahiti, à Arue. Organisée avec le soutien technique et financier des deux organisations internationales que sont l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) et le Secrétariat pour la Communauté du Pacifique, cette conférence, prévue sur trois journées, a pour but de trouver des moyens efficaces pour aider toutes les populations du Pacifique à lutter contre les mauvaises habitudes alimentaires.
 
« Nous sommes conscients que rien ne va plus dans ce domaine. Pire, que la situation s’aggrave, parce que nous commençons à en mesurer les effets des dérives alimentaires de nos sociétés. Le constat est simple, ce que l’on a l’habitude désormais d’appeler la ‘ malbouffe ’ gagne du terrain. Nos populations mangent de plus en plus mal et de façon totalement déséquilibrée, avec des conséquences désastreuses sur le plan de la santé, à cause d’une alimentation trop riche, trop grasse, trop sucrée et trop salée », a ainsi souligné la Ministre de la Santé, Béatrice CHANSIN, dans son discours inaugural.
 
« L’obésité et le surpoids sont hélas devenus une caractéristique des populations océaniennes, et de manière générale, nous constatons que ce sont les populations les plus défavorisées qui sont les plus touchées. Il y a donc un lien évident entre l’alimentation et les revenus des ménages, sans doute accentués par des habitudes familiales, historiques et culturelles. Les taux d’obésité, de diabète, d’hypertension artérielle, de maladies cardio-vasculaires sont les plus élevés parmi les collectivités françaises ultramarines », a ajouté Béatrice CHANSIN.
 
Pour autant, « il n’y a pas de fatalité, il y a simplement des mauvaises habitudes », a rappelé la ministre, qui invite chacun à « repenser notre relation avec la nourriture ». Ce qui passera par l’éducation, la prévention, l’information, lesquels sont des aspects fondamentaux dans l’élaboration des politiques de santé publique.
 
« Le patrimoine alimentaire et culinaire de nos régions est particulièrement riche, naturellement sain et il existe en quantité suffisante. La solution serait naturellement de préconiser un retour vers une alimentation tournée vers les produits de l’agriculture et de la mer. Nous devons remettre des légumes et des fruits dans nos assiettes », a encore déclaré Béatrice CHANSIN.
 
En collaboration avec le ministère de l’Education de Michel LEBOUCHER et le ministère de l’Agriculture de Thomas MOUTAME, il est donc prévu développer des potagers bio dans les écoles, afin de commencer la sensibilisation à ces problématiques dès le plus jeune âge. Il s’agit également d’organiser mieux les filières locales pour assurer une production régulière et de qualité, un conditionnement adapté, via une centrale d’achats groupés.
 
Sur la question de la présence des roulottes et des snacks à proximité des écoles, la Ministre de la Santé a également évoqué la possibilité de mettre en place « une sorte d’espace sanitaire préservé autour des établissements scolaires », cette question devant être abordée « avec courage et sans tabu car les enjeux sont considérables ». « Au final, ce sont nos enfants qui sont atteints, et c’est la collectivité qui paye la facture », a souligné Béatrice CHANSIN.
 
 

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