Ministère du Tourisme

Le Ministre du Tourisme et de la Culture, Geffry SALMON, a annoncé, mardi, à Papeete, le lancement du projet Honorahu’a. Celui-ci repose sur une consultation la plus large possible, en associant l’ensemble des acteurs du monde de la culture et des arts, les institutions du Pays et le public, et ce dans le but de doter les artistes et la création artistique de Polynésie, d’un cadre législatif, réglementaire et économique.

 

Il s'agit aussi de permettre aux arts de mieux s'organiser, de se développer et de s'épanouir, au-delà même de nos frontières.

 

Notre culture est notre bien commun. Celui dont nous avons hérité et que nous nous devons de préserver, enrichir et transmettre, a souligné le Ministre de la Culture. Ce projet Honorahu’a a pour ambition de lui apporter les outils qui lui permettront de prendre en main son destin tout en construisant sa propre autonomie et finalement son avenir.

 

Les échanges et débats s’organiseront autour de trois thèmes :

 

-La reconnaissance du statut de l’artiste et la place de la création artistique ;

-L’émergence d’une économie de la culture ;

-La protection du patrimoine culturel immatériel.

 

Dans ce cadre, les établissements publics culturels (le Conservatoire Artistique, la Maison de la Culture, le Musée de Tahiti et des Iles) et le Service de la Culture et du Patrimoine organiseront des ateliers de travail afin de recueillir les attentes et recommandations du monde de la culture. Parallèlement à ces groupes de travail, se tiendront des entretiens individuels avec des personnalités du monde de la culture et des arts ainsi qu’avec des représentants des institutions du Pays. Ces entretiens individuels complèteront les conclusions de ces ateliers.

 

Les acteurs du monde culturel des iles éloignées pourront également nourrir le débat. En effet, le Ministère de la Culture prévoit l’envoi d’un questionnaire par voie postale ou électronique à ceux qui ne pourront pas se déplacer sur Tahiti. Enfin, chacun pourra apporter sa pierre à l’édifice, grâce à la mise à disposition d’un site internet entièrement dédié au projet Honorahu’a (www.honorahua.pf), et à la possibilité offerte d’y faire des propositions.

 

Ce site sera animé quotidiennement, tout comme la page Facebook créée à dessein pour ce grand chantier. Des comptes-rendus de ces échanges seront réalisés et alimenteront la réflexion générale. Durant toute cette période de contribution qui durera environ 4 mois, jusqu’au mois de novembre prochain, une communication sur tous les travaux en cours sera mise en ligne sur le site internet du projet. Elle synthétisera les orientations et les propositions qui se dégageront de ces différents échanges.

 

A compter du mois d’octobre débutera la rédaction des textes législatifs et réglementaires sur les trois thèmes abordés. Ces travaux seront complétés par la définition d’une politique sectorielle des arts et une réorganisation du secteur public de la culture pour tenir compte des orientations retenues par le projet Honorahu’a. Les résultats obtenus seront vraisemblablement qu’un premier pas, a indiqué le ministre de la Culture, tant la tâche est ardue et les attentes à la fois nombreuses et ambitieuses. Mais ils s’inscriront dans une dynamique, à l’image de la vivacité de notre culture, et dans une perspective d’évolution, de progression, à l’image de ses acteurs.

 

Le discours du Ministre de la Culture

 

Le dossier de présentation d'Honorahu'a