Oscar TEMARU s’est rendu à New York pour demander à l’ONU d’empêcher l’organisation rapide d’un référendum d’autodétermination, au motif qu’une telle consultation « contournerait le processus authentique d’autodétermination ». En réalité, Monsieur TEMARU veut limiter le corps électoral et exclure la nouvelle génération du droit de s’exprimer sur son propre avenir, il veut aussi avoir le temps de lui inculquer par sa propagande les bienfaits de son indépendance.
En vérité, Monsieur TEMARU a tout simplement peur du verdict des urnes.
Monsieur TEMARU sait que la population polynésienne ne veut pas de son indépendance, et que le référendum se traduirait par un rejet massif de celle-ci, rejetant durablement une telle perspective tiers-mondiste. La démarche, tout comme les explications de Monsieur TEMARU à New York, sont fallacieuses et pathétiques tant elles travestissent la réalité de notre Pays.
Comme cela été rappelé dans la résolution votée par l’Assemblée de la Polynésie française et adressée au Président de la République, l’ONU n’a pas à s’ingérer dans les affaires intérieures de la Polynésie française, Pays qui se gouverne librement et de manière totalement autonome au sein de la République française. C’est à l’Etat et au Président de la République, et à lui seul d’organiser un tel référendum. Toute initiative onusienne sera fermement boycottée par la majorité actuelle. Cette volonté que l’ONU s’entête à nier, a été renouvelée de manière claire par une large majorité des électeurs Polynésiens en mai dernier qui ont massivement rejeté le programme de l’UPLD qui proposait l’indépendance pour seule perspective.
Le Gouvernement de la Polynésie française réitère sa volonté que soit organisé dans les meilleurs délais un tel référendum afin de clarifier durablement le choix des Polynésiens. Tout occupé à redresser la situation économique désastreuse dans laquelle Monsieur TEMARU a plongé notre pays, le Gouvernement de Gaston FLOSSE ne saurait s’encombrer de ces considérations onusiennes qui nient la réalité politique de la Polynésie française. Le développement de notre Pays et sa stabilité exigent que cette question soit clarifiée dans les meilleurs délais par l‘organisation d’un référendum ouvert à tous sans exclusions, et notamment aux jeunes qui vivront demain dans la Polynésie française moderne et ouverte au monde que nous façonnons pour eux aujourd’hui et dont Monsieur TEMARU et l’ONU veulent les exclure.


