Il faut créer 16300 emplois pour financer la retraite, estime la CPS, dans un article de presse paru ce jour. Chacun le sait, et le gouvernement le premier, que la relance de l’économie est la clef de beaucoup de nos difficultés. Aucune promesse chiffrée n’a été faite durant la campagne électorale qui a été effectuée en totale transparence.
Le seul engagement pris devant les électeurs par la nouvelle majorité est de redresser les finances publiques, de relancer l’économie, de ramener la confiance, et ce faisant, de créer des emplois et de tourner le dos à l’ambition tiers-mondiste d’Oscar Temaru. Le gouvernement s’y emploie, au travers de la relance des chantiers et des grands projets, et par la mise en place des réformes et de mesures courageuses adaptées aux enjeux.
En toute transparence le gouvernement a toujours dit que cette relance nécessitera les efforts de tous, qu’elle demandera du temps, en attendant que les mesures fiscales portent leurs fruits, ce qui sera fait dans le budget 2014. Il a toujours dit que cette relance nécessitera au moins un an, tout au plus un an et demi, pour se concrétiser, et que nous devrions d’ici là encore traverser des moments difficiles. L’UPLD a laissé un pays exsangue et des caisses vides. Entendre aujourd’hui l’UPLD rappeler le gouvernement à ses engagements est totalement surréaliste, lorsqu’on sait que les Polynésiens doivent à l’UPLD la destruction de 15000 emplois, et que c’est encore à Oscar Temaru qu’ils doivent de voir leur situation s’aggraver aujourd’hui, parce que l’UPLD a jugé bon de déposer un recours contre le CAE, le Contrat d’Accès à l’Emploi. On est en droit de se dire que ces gens là n’ont décidément aucune moralité. Ils espèrent notre échec parce qu’ils y voient leur victoire. C’est se tromper sur le bon sens des Polynésiens qui ne sont pas dupes.
En attaquant le CAE en faveur de l’emploi, ce sont les Polynésiens que l’UPLD condamnent à la misère. Le recours contre le CAE empêche des milliers de nos concitoyens dans la difficulté de retrouver de la dignité et de l’espoir, et il prive la caisse de retraite et l’assurance maladie des milliers de cotisations dont elle avait urgemment besoin pour inverser la spirale infernale dans laquelle elle se trouve effectivement. Après la destruction des emplois, et avec eux la mise en péril de notre protection sociale, Oscar Temaru poursuit sa logique de la terre brulée. Il veut à présent détruire la société polynésienne elle-même en proposant un baccalauréat à douze ans dont personne ne voudra !
Croyez vous que l’on puisse construire l’avenir d’un pays sur le malheur de son peuple ?
Heureusement que le Gouvernement a pu mettre en oeuvre rapidement le dispositif de solidarité A Tauturu utua fare, en l’améliorant. Il bénéficiera d’ici la fin du mois à plus de 5000 personnes sur les 12000 qui ont été déclarées éligibles à cette aide selon les critères de la CPS.
Si le CAE avait pu entrer en vigueur, ce serait aujourd’hui plusieurs milliers de familles qui auraient déjà pu retrouver du pouvoir d’achat et tourner le dos à la galère. Entreprises et commerces auraient retrouvé un second souffle. Les effets attendus des efforts consentis par tous, au travers notamment des mesures fiscales, sont aujourd’hui confisqués par ce recours de l’UPLD. Son outrecuidance à venir donner des leçons n’a d’égal que l’incompétence et l’irresponsabilité dont elle a fait preuve durant ses années au pouvoir. A chacun ses responsabilités.
Pour sa part, le gouvernement reste déterminé à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé devant la population, et il y parviendra en dépit des crochepieds d’une UPLD totalement déconnectée des réalités par ses chimères onusiennes et les délires de son chef.


