Ministère de l’Agriculture

Pour l’un de ses premiers déplacements officiels depuis sa nomination, le ministre de l’Agriculture, Thomas Moutame, s’est rendu, jeudi et vendredi, sur l’île de Moorea. Il a insisté sur l’importance du secteur primaire en Polynésie française, l’agriculture polynésienne devant être encouragée afin de moins dépendre des produits importés.

 

C’est dans cette optique que le Ministre a rencontré, dans un premier temps, des agriculteurs réunis en coopérative, à Opunohu, en compagnie notamment du représentant à l’Assemblée de Polynésie française, John Toromona, et de François Lebronnec, du Service du développement rural de Moorea.

 

Pour doper la production locale, il est envisagé de favoriser la mise en place de micro-projets. Dans ce cadre, le Pays pourrait mettre à la disposition de nombreux agriculteurs des parcelles de terrain. Le Ministre de l’Agriculture s’est ensuite rendu dans des plantations d’ananas, une des principales productions de Moorea. Les deux agriculteurs rencontrés ont souhaité être aidé par le Pays notamment pour faire l’acquisition de matériels qui pourrait les aider dans leur exploitation.

 

Thomas Moutame a également visité l’usine de jus de fruits de Moorea, accompagné du directeur de cet établissement, Jean-Michel Monot. Les plantations d’ananas environnantes correspondent, en haute saison, aux besoins de l’usine, mais, en basse saison, il est en revanche nécessaire d’avoir recours à des importations. L’usine importe aussi 350 tonnes de mangue depuis l’étranger et le Ministre a donc promis de mettre en contact la direction de l’usine avec des producteurs locaux de mangue afin de remédier à cette situation.

 

A la mairie de Pao Pao, une réunion a également été organisée. Elle a permis à Thomas Moutame d’entendre les doléances des agriculteurs sur différents sujets. Le cas des salades importées et vendues à des prix élevés alors qu’une production locale existe a ainsi été évoquée. Le Ministre a de nouveau promis de se pencher sur ces questions et de faire en sorte que la production locale puisse être privilégiée chaque fois que cela serait possible.